Niveau 4 – semaine 6

Enfin, je reprends mes activités après 15 jours de dengue ! Tout doucement tout de même, le sport sera pour la semaine prochaine mais j’ai pu assister au cours théorique et surtout participer pleinement au week-end de formation pratique !

Théorie

Comme chaque semaine, cours théorique le mercredi soir, cette fois-ci sur l’oreille, l’acoutisque et la vision en plongée.

Oreille

Je suis toujours aussi intéressée par l’anatomie et la physiologie pour l’oreille que pour la respiration. Je me dis que j’aurais du m’y intéresser de plus près il y a déja bien longtemps, ce sont des choses relativement importantes à savoir même sans plonger je trouve. L’anatomie de l’oreille externe est relativement simple et connue, j’avais vu celle de l’oreille moyenne en lisant diverses ressources et ca n’était donc pas une découverte, mais je me suis rendu compte que ma connaissance de l’anatomie de l’oreille interne était encore très limitée ! Je ne savais pas à quoi servent les différentes partie ni comment les nommer. C’est désormais beaucoup plus clair avec des schémas et des explications claires 🙂

Pour l’examen du niveau 4, il faut savoir situer, nommer et expliquer brièvement le rôle de chaque élément de toutes les parties de l’oreille, et savoir lesquels sont impliqués dans l’audition, et lesquels servent plutôt pour l’équilibre.

Schéma anatomique de l’oreille : on doit tout savoir par coeur !

Acoustique

La principale information à connaître pour l’examen est la différence de vitesse du son dans l’eau par rapport à l’air, et les conséquences en plongée. En effet, à mon grand étonnement, le son voyage presque 5 fois plus vite dans l’eau (1500 mètres par seconde) que dans l’air (330 mètres par seconde). Ca a un impact sur la façon dont on percoit les sons sous l’eau, et la façon dont on peut s’adapter de cette spécificité sous-marine, voire en utiliser les avantages comme par exemple pour envoyer un signal sonore aux plongeurs pour leur demander de retourner rapidement en surface en cas de besoin. Ca donne aussi l’occasion de faire des exercices avec des nouveaux calculs pour l’examen… :p

J’ai créé un quiz commun pour la partie concernant l’oreille et l’audition, le voici ici : Quiz niveau 4 : Oreille et audition en plongée

Optique

La vision en plongée est différente pour plusieurs raisons :

  • les rayons du soleil ne traversent pas l’eau de la même façon que dans l’air, et avec le masque en plus, cela donne l’impression de voir les choses plus proches et plus grosses qu’elles ne sont réellement. De plus, le champ de vision est rétréci.
  • plus on est profond, moins il y a de lumière qui nous parvient. Les couleurs sont absorbées par l’eau avec la profondeur en fonction de leur longueur d’onde : le rouge et l’orange ne se voient déjà plus à 10 mètres, à 20 mètres c’est le jaune qui disparait, à 30 le vert, le bleu résiste jusqu’à 60 mètres environ, mais le noir total n’arrive qu’aux alentour de 400 mètres, ce que je n’irai pas vérifier évidement :p

On peut d’ailleurs voir ce que ca donne grâce à une vidéo faite par un internaute américain en filmant une brochette de bouchons de feutres en plastique au fur et à mesure de sa descente sous l’eau. La profondeur est indiquée en pieds (feet) dans sa vidéo, il faut diviser environ par 3 pour avoir une idée de la profondeur en mètres (30 pieds = 9,1 mètres).

Bien que ces phénomènes soient omniprésents en plongée, les notions à connaître pour le niveau 4 ne sont pas trop difficiles. J’ai fait un quiz spécifique pour la vision en plongée, mais c’est un petit quiz avec seulement quelques questions : Quiz Niveau 4 : vision en plongée

Physique

Aucun entraînement, rien. J’ai essayé de garder un maximum d’énergie pour le week-end de formation !

Pratique – 1er week-end de formation

La formation niveau 4 inclus un week-end d’évaluation et 5 week-end de formation avant le stage final et l’examen en août. Le week-end d’évaluation s’est déroulé à Nouméa, ce qui permet de rentrer à la maison le soir, mais les week-end de formation se déroulent à environ 1H30 de Nouméa, dans la Baie de Prony, où il n’y a… rien. Enfin si, de la terre rouge, des arbres, une magnifique aiguille autour de laquelle aller plonger au milieu de la baie, dont le fond descend rapidement aux alentours de 40 mètres. Parfait pour s’entraîner !

Photo panoramique de la baie de Prony en Nouvelle-Calédonie

La baie de Prony… je suis sûre qu’avec du soleil est est encore plus jolie.

Samedi donc, départ de Nouméa à 5H30 pour arriver vers 7H dans cette magnifique baie. Après avoir attendu tout le monde, l’organisation a commencé à se mettre en place : les 8 stagiaires niveau 4 que nous sommes sont répartis en 2 groupes de 4, car le bateau disponible n’est pas assez grand pour accueillir tout le monde d’un coup.

En effet, pour 2 stagiaires N4, il y a un stagiaire MF1 qui les encadre, et un MF2 qui est la pour évaluer le stagiaire MF1. Plus une personne pour la sécurité surface, cela fait donc 9 personnes sur le bateau par groupe !

La matinée se déroule en 4 temps :

  • le 1er groupe fait sa première plongée puis revient à terre
  • le 2ème groupe fait sa première plongée et revient à terre
  • le 1er groupe fait sa 2ème plongée, et revient à terre
  • le 2ème groupe fait sa 2ème plongée et revient à terre

La journée s’anonce donc chargée, avec pas mal de manutention de matériel pour pouvoir faire tout ca ! Je fais partie du 1er groupe, je prépare donc mon matériel que j’emmène sur le ponton puis sur le bateau.

Le ponton auquel le bateau s’amarre (vous avez vu ce temps??)

Apnée

Avant la première plongée, les organisateurs ont décidé de nous faire faire l’épreuve physique de l’apnée à 10 mètres, pour évaluer notre niveau de départ. C’est la première fois que nous le faisons en conditions réelles, même si j’ai déjà pu m’entraîner en piscine et à la Baie des Citrons. Je sais que j’ai du mal à tenir assez de temps pour être à l’aise à 10 mètres et faire la remontée correctement. De plus, l’eau est froide ! Je n’ai pas encore trouvé de combinaison adaptée pour les épreuves physiques, je suis donc en lycra, et je n’ai pas fait de sport depuis 3 semaines… je dois dire que je suis pas mal stressée à ce moment là ! J’essaye de me détendre avec beaucoup de difficultés pendant que les moniteurs se mettent en place :

  • un premier moniteur se place à 10 mètres de profondeur pour vérifier la profondeur atteinte, et nous donner le signe pour remonter
  • un 2ème se place à 3 mètres de profondeur pour vérifier la remontée et le tour d’horizon avant de faire surface
  • un 3ème est dans l’eau, à la surface, pour accompagner les candidats lorsqu’ils ressortent de l’eau et pouvoir intervenir pour les aider si nécessaire
  • un dernier reste sur le bateau pour pouvoir surveiller et évaluer tout ce qui est en surface

L’épreuve commence, je dois passer en 2ème position sur les 4 candidats de mon groupe. Le premier candidat s’est approché un peu trop près du bateau pour faire son canard et descendre sous l’eau, ses palmes ont tapé dans le bateau. Ca n’est pas grave mais ca n’est pas super confortable, je me dis donc que je vais essayer de ne pas faire pareil. Je m’éloigne de 3 ou 4 mètres pour avoir un tout petit peu d’élan avant de plonger, et je m’élance. Je n’ai pas tapé le bateau, mais dès 3 mètres de profondeur je me rends compte que je suis un peu loin, le moniteur à 3 mètres m’indique même où se trouve celui à 10 mètres pour que je ne le manque pas ! Je continue à descendre vers lui, je suis toujours un peu loin, il me demande de me rapprocher. Je lui indique mon numéro de candidat et que tout va bien, il m’indique que je peux remonter. Sur la remontée, je pense à faire le signe OK au moniteur à 3 mètres, et au tour d’horizon avant de faire surface. Je sors avec la main en l’air signe OK en premier, et j’annonce mon numéro de candidat et mon nom à la sortie. Ouf !

J’ai donc réussi cette épreuve, le canard, la profondeur, la sortie, tout m’a semblé correct. Ce qui est bizarre c’est que j’ai un souvenir très furtif de ce que j’ai fait pendant cette apnée. Je me souviens vaguement avoir commencé à paniquer à la remontée en me disant que c’était un peu loin, mais ca a du durer 1 ou 2 secondes et puis c’était fini. Je ne me souviens pas avoir eu froid, ou même d’avoir palmé pour la descente, j’ai eu l’impression de tout faire naturellement ou automatiquement, sans réfléchir. Alors autant ca fait du bien d’arrêter de réfléchir de temps en temps, autant c’est quand même un peu flippant d’en avoir presque aucun souvenir !

Baie de prony

On plonge au fond là, tout droit à mi-chemin entre le ponton et la terre au loin

1ère plongée du samedi

Après l’apnée, j’ai changé de tenue (combinaison + palmes) pour passer en mode « plongée bouteille ». J’ai mis un temps fou à enfiler ma combi sur le bateau en étant mouillée, tout le monde m’attendait déjà dans l’eau que j’avais même pas encore réussi à passer les bras, sans parler du gilet et de la bouteille… mais j’ai fini par y arriver et à me mettre à l’eau :p

Descente dans le bleu

Le but de cette première plongée était d’effectuer 2 remontées assistées. Mais avant de remonter, il faut descendre ! 1ère descente dans le bleu pour moi, je n’avais jamais fait. Il faut descendre bien droit, sans vriller, la tête vers le bas, jusqu’au fond. Un peu avant le fond, il faut commencer à ralentir pour ne pas s’écraser au fond, et se stabiliser juste au dessus du fond pour ne pas l’abîmer. J’ai très moyennement réussi cette descente : je me suis retournée plusieurs fois, et j’ai touché le fond vers 35 mètres. Il faut dire que la visibilité est excécrable à Prony, et à partir de 30 mètres la luminosité baisse très sérieusement, diminuant encore plus ce qu’on arrive à distinguer. Le fond ressemble juste à une masse un peu plus sombre, mais c’est difficile d’estimer si c’est encore loin ou pas.

Exercices

Une fois au fond, nous avons effectué les exercices classiques :

  • lâcher-reprise d’embout : pas de problème, j’ai bien pensé à laisser s’échapper un peu d’air
  • vidage de masque : correct mais je n’ai pas pensé à souffler par le nez

Remontées assistées

La dernière remontée assistée que j’avais faite avait été catastrophique : beaucoup trop rapide, impossible de ralentir, je n’ai vraiment pas fait ce qu’il fallait. Partant de là, mon but était d’y aller moins vite, et de remonter doucement pour rester dans les recommandations de sécurité. Ma première remontée a été trèèèès lente… probablement un peu trop, mais du coup j’ai réussi à bien maîtriser la profondeur et à m’arrêter vers 20 mètres comme demandé.

La 2ème remontée a été similaire, mais je palme beaucoup, probablement trop. En fait je me suis rendu compte que la façon dont je tiens la personne que j’assiste, avec la main gauche, m’handicape pour accéder à la gestion de ma stab, qui se fait également à gauche, sur la poche de mon gilet. Je n’arrive à y accéder avec ma main droite qu’avec beaucoup de difficultés, et c’est un vrai problème lors d’une assistance. De plus, je passais ma main gauche sous la bretelle de la personne assistée pour bien le tenir, mais du coup j’ai du mal à maintenir son détendeur en bouche, je suis obligée de tordre complètement ma main et elle ne reste pas en place. En cas de perte de connaissance, si je ne maintiens pas le détendeur, la personne assistée risque en plus de se noyer.

Comme je n’arrive pas à accéder à la gestion de l’air de mon gilet, je suis obligée de gérer uniquement avec celui de l’assisté. Ca a comme conséquence qu’il se retrouve avec une stab vide quand la mienne est gonflée, et cela nous déséquilibre : il se retrouve vers le bas et moi vers le haut. C’est pour ca que je n’arrête pas de palmer, pour essayer de nous rééquilibrer à la verticale.

De plus, c’est assez stressant : je sens que quelque chose n’est pas top, mais je n’avais pas compris sur le moment ce que je pouvais y faire. Comme mes remontées étaient lentes, tout parait très, très long ! Je pense aussi que je regarde trop mon ordinateur pour me rendre compte de la vitesse de remontée, je ne prend pas de repères visuels (bon, à Prony on voit strictement rien hein…), et je ne regarde pas les bulles autour de moi. C’est un truc que je dois travailler pour m’améliorer, et réussir à mieux gérer le reste. Dans un cas réel, cela me permettra aussi d’avoir le temps de vérifier comment se sent le plongeur assisté et de le rassurer.

La fin de la plongée s’est bien déroulée, avec un petit pallier et la remontée sur le bateau sans souci.

2ème plongée du samedi

La salle à manger pour le week-end

Après avoir laissé le 2ème groupe faire sa plongée et mangé un petit gateau sous le faré mis en place en les attendant, nous sommes repartis sur le bateau pour une 2ème plongée, consacrée à la DTMR.

Une DTMR, c’est une Démonstration Technique de Maîtrise de la Remontée. Contrairement à la remontée assistée qui est une simulation d’une situation qui peut réellement arriver, la DTMR n’est pas une simulation. C’est un exercice pour montrer qu’on est capable de maitriser la remontée de 25 mètres à 5 mètres. Alors dans les faits, ca se ressemble quand même pas mal : il y a un assisté et on remonte vers la surface. Mais l’assisté est juste en panne d’air, on ne fait que lui donner l’octopus pour qu’il respire, il n’y a pas besoin de faire attention à lui ensuite. On le tient, et on remonte ensemble avec l’air que l’on met dans les gilets. Il faut ensuite s’arrêter à 5 mètres. Et on a le droit qu’à un seul gonflage du gilet, mais ca je ne l’ai compris qu’après 😉

Descente dans le bleu

La descente dans le bleu s’est mieux passé cette fois ci ! Je n’ai pas touché le fond en tous cas, j’ai commencé à gonfler mon gilet vers 30 mètres, et à 35 mètres je descendais tellement doucement que j’ai eu le temps de voir le fond arriver même s’il n’était qu’à 50 centimètres, et j’ai donc pu m’arrêter à temps 😉

DTMR

Le moniteur me fait le signe d’une panne d’air : je lui tend tout de suite mon détendeur de secours (l’ « octopus » , qui est généralement avec un tuyau plus long et de couleur jaune pour ne pas le confondre avec le détendeur principal), et je commence la remontée. Je mets plus d’air au départ pour aller plus vite qu’à la première plongée, mais j’ai tellement peur que ca aille trop vite que j’ai purgé rapidement. J’ai trop purgé, car vers 13 ou 14 mètres, j’ai senti qu’on ne montait plus. J’ai donc remis de l’air, et on a continué la remontée. J’ai réussi à m’arrêter vers 5 mètres comme prévu. La 2ème remontée s’est passé globalement de la même façon, et dans les 2 cas la vitesse était correcte bien qu’un peu lente (de l’ordre de 6 à 9 mètres par minute, quand il est recommandé d’être aux alentours de 10 mètres par minute). J’ai aussi gonflé une 2ème fois alors que ca n’est pas permis pour cet exercice.

Je tenais le moniteur avec la main gauche toujours, je n’avais pas encore eu le temps de réfléchir à comment faire autrement :p Mais du coup j’avais le même problème qu’à la 1ère plongée : je ne dégonfle que la stab de l’autre, et jamais la mienne, et donc même problème d’équilibre du binôme dans l’eau. Je me suis aussi rendu compte que je passe le tuyau de mon octopus sous le bras gauche, et lorsque je dois l’utiliser ca devient très inconfortable d’avoir ce tuyau qui me passe sous le bras, il n’est plus assez long pour celui qui en a besoin pour respirer. Un des moniteurs m’a donné un petit accessoire pour attacher l’octopus différement à ma stab, je testerais pour la prochaine fois !

Je suis assez contente de ces premières DTMR, j’ai des ajustements à faire mais ca me semble faisable !

Samedi après-midi : noeuds et sieste

La plongée étant finie pour la journée, après avoir rangé le matériel et installé le camp pour la nuit (sous la pluie et dans la boue), nous avons eu le droit à un petit cours improvisé sur les noeuds utiles en plongée. Avec un bout (une corde), j’ai donc appris tout d’abord le noeud de chaise, que j’avais déjà appris à faire lors de mon niveau 2, mais beaucoup trop peu utilisé pour m’en souvenir réellement.

Noeud de chaise : il s’appelle comme ça parce que la boucle peut servir de chaise une fois le noeud serré et le bout de droite attaché en hauteur

J’ai également appris le noeud de cabestan, sous 2 formes :

noeud de cabestan

noeud de cabestan pour placer autour d’une bitte d’amarrage

noeud de cabestan

noeud de cabestan autour d’une barre

Avec ces noeuds, j’ai pu un peu mieux comprendre le vocabulaire du matelotage qui me semblait jusqu’ici tout à fait énigmatique : lover un bout, le mot « bout » en lui-même, taquet, pare-battage, gaffe, amers, un tour mort, des demi-clés (et le fait qu’une clé complète ca existe pas, mais 2 demi-clé oui), comment lancer un bout… je me sens un peu moins bête avec tout ca ! 😀

Après quelques explications supplémentaires sur le matériel de plongée, et notamement comment nettoyer correctement un détendeur, je me suis discrètement dirigée vers ma tente (que j’avais heureusement eu le temps de monter le matin entre les 2 plongées) pour aller y faire une petite sieste, parce que c’est bien tout ca mais c’est crevant quand même… :p

Après la plongée, une bonne sieste !

Après le repas du soir dans la salle à manger commune en plein air, je suis retournée me coucher pour reprendre assez de force pour le lendemain. Il a plu toute la nuit, j’ai flippé que ca traverse la tente et que je me retrouve complètement trempée, mais j’ai quand même réussi à bien dormir !

la baie de Prony au lever du soleil

Lever de soleil sur la baie de Prony

Lever à 6H, petit dej, puis préparation du matériel pour les 2 plongées du jour ! Cette fois-ci je suis dans le 2ème groupe, j’ai donc du attendre une grosse heure avant de plongér, mais j’en ai profité pour prendre le temps de mettre ma combinaison et ne pas être la dernière prête sur le bateau 😉

matériel de plongée sur une bâche avant d'aller plonger

Préparation du matériel de plongée

1ère plongée du dimanche

Descente dans le bleu et exercices

Je m’améliore au fur et à mesure : la descente était apparement correcte, j’étais bien droite tête en bas ! Et je n’ai pas touché le fond :p

Les exercices classiques :

  • lâcher-reprise d’embout : toujours OK
  • vidage de masque :  j’ai bien soufflé par le nez mais j’ai touché le fond, je n’étais pas assez bien équilibrée

Remontée assistée

Comme la veille, cette première plongée était consacrée aux remontées assistées, mais cette fois-ci jusqu’à 10 mètres plutôt que 20 (c’est plus difficile, tout s’accélère à partir de 15 mètres environ). En réalité, si la remontée n’était pas correcte, la monitrice nous arrêtait à 20 mètres et on en refaisait une 2ème, mais si tout était OK, on allait jusqu’à 10 mètres sans en refaire une 2ème.

Ma remontée s’est bien passé, je suis allée un peu plus vite que la veille mais pas trop. Un moment j’ai senti qu’on redescendait de quelques mètres, j’ai réagi et regonflé pour qu’on remonte. J’ai bien réussi à stopper la remontée aux alentours de 10 mètres, je suis assez contente du coup 🙂

J’ai tenté une nouvelle prise, en mettant ma main droite sous la sangle pectorale de l’assisté, ce qui me permet à la fois de bien maintenir son détendeur en bouche (enfin en théorie, car en pratique la monitrice assistée a quand même réussi à le perdre une fois…), et me laisse accès à mon gilet. Bon, j’y vais étape par étape hein, j’ai pas encore réussi à penser à utiliser mon gilet même si j’y ai désormais accès… ^^

Comme la remontée s’est bien passé, je n’en ai fait qu’une. Mon binôme stagiaire N4 n’a pas eu cette chance, il est remonté trop rapidement, et nous avons dû faire un pallier profond à 20 mètres pour laisser le temp au corps de s’en remettre. Mon ordinateur nous a ensuite imposé 7 minutes de pallier à 3 mètres, puis nous sommes remontés en surface et au bateau.

Au bout du ponton, ben y’a de l’eau.

2ème plongée du dimanche

La dernière plongée de ce week-end de formation était un peu différente des autres. En effet, l’exercice a commencé bien avant la montée sur le bateau ! Le principe était de se comporter comme un guide de palanquée de A à Z, avec un sujet imposé. Les moniteurs avaient imaginé une situation à laquelle nous devions faire face, la voici :

Niveau qui pas plongé depuis 1 an, plongeur en mer. Il vient d'arriver en Nouvelle-Calédonie et veut se remettre à la plongee.
Le directeur impose 20 minutes à 20 mètres max

Pour des raisons pratiques, seule la moitié des 8 stagiaires niveau 4 a pu faire cet exercice, l’autre moitié le fera la prochaine fois. J’ai été désignée pour le faire cette fois-ci, et c’est donc moi qui ai guidé une palanquée composée d’une monitrice jouant le rôle de ce niveau 1, et de mon binôme stagiaire niveau 4, qui a été sympa avec moi et n’a pas essayé de me compliqué la tâche :p

Brief

La première partie de cet exercice consiste à faire un « brief » d’avant plongée. Le but est d’apprendre à connaître les plongeurs que je vais guider, d’adapter la plongée à leurs objectifs et leurs capacités, et de leur expliquer le déroulement de la plongée tout en rappelant les consignes de sécurité. Même si je sais que j’ai à faire à une monitrice tout à fait expérimentée, c’est un jeu de rôle complet : tout ce que je ne cadre pas, que je n’explique pas, ou que je n’anticipe pas est une faille que la monitrice s’empressera d’exploiter, comme un plongeur débutant qui n’aurait pas le bon sens ou la technique qu’on acquière avec l’expérience.

Nous avions 10 minutes pour préparer ce brief après avoir découvert le sujet. J’avais préparé quelques grandes lignes un peu plus tôt pour m’aider à penser à chaque étape de la plongée. Voici les notes que j’ai écrit pour cette préparation :

Presentation

connaissance des plongeurs
- combien de plongees, quel type de plongees?
- comment ca se passait? oreilles, stabilité?
- lestage ?
- voyage? fatigue? envie? 

objectif de la plongee
- remettre a la plongee

la plongee
  sur le bateau
  - on s'equipe, ouvre la bouteille, palmes, masque, gilet, detendeur, gonfler legerement le gilet
  mise a l'eau
  - moi d'abord, a mon signal bascule arriere
  - on va a l'avant du bateau en surface
  immersion
  - a mon signal, avec la corde jusqu'a 3m on voit si tout va bien, oreilles
  descente
  - 10m, stabilisation
  - 15m si tout va bien
  balade, position
  - tjs a mon niveau ou juste au dessus, cote a cote
  remontee
  - jamais au dessus de moi
  - bien penser a tjs expirer
  palliers
  - a 3m
  - apres remontee tres doucement surface
  sortie de l'eau
  - signe ok
  - on gonfle un peu
  - cote du bateau
  - enleve l'equipement

presentation et interet du site
- aiguille de prony, geothermie, faune et flore

rappel des signes
- mi pression, reserve
- ca va, ca va pas, froid, respire, panne d'air, croisement de palanquee
securité : moyen de rappel

apres la plongee
rappel consignes avion effort apnee
num DP en cas de pb

Une fois les 10 minutes terminées, j’ai commencé le brief en lui-même avec ma plongeuse niveau 1, en me présentant et en lui posant des questions sur son expérience et sa pratique de la plongée. Elle m’a donné comme informations supplémentaires qu’elle avait fait une dizaine de plongées en plus de sa formation N1 (6 plongées), et qu’elle était arrivée sur le territoire depuis un mois environ. Cela m’a rassurée, un mois c’est suffisant pour se remettre du décalage horaire et s’acclimater, j’ai donc écarté les risques de mauvaise forme trop importants. Une quinzaine de plongée, ca m’a paru aussi un bonne base, mais ne la connaissant pas du tout, le but étant de se remettre à la plongée, au vu de la durée maximale de la plongée (20 minutes), et du site de plongée (l’aiguille de Prony, qui culmine à 3 mètres de profondeur), j’ai décidé que je préférais rester à 10 mètres de profondeur. La plongée n’est serait pas moins belle (il y a tout autant de choses à voir à cette profondeur sur ce site), et la sécurité plus facile à gérer en cas de problème.

J’ai déroulé mes notes au fur et à mesure en posant des questions quand j’avais besoin ou en faisant participer mon interlocutrice quand c’était possible pour que ca soit au maximum une discussion plutôt qu’un monologue. Le seul point dont j’ai oublié de parler dans mon brief est celui du lestage, que j’avais pourtant noté. Pour le reste, le retour de la monitrice était plutôt positif. Le brief a duré 11 minutes, peut-être un poil long. Cela fait évidemment beaucoup d’information en une fois, même si c’est rassurant pour un niveau 1, c’est évident qu’il ne peut pas tout retenir. En tous cas moi, je me souviens de mes premières plongées et je sais que j’oubliais un tas de trucs à chaque fois !

Plongée

Une fois le briefing terminé (et le premier groupe rentré de sa plongée), nous voilà sur le ponton et dans le bateau. Mon niveau 1 se comporte bien comme un niveau 1 : je dois lui dire de monter dans le bateau, où s’installer, et tout ce qu’elle doit faire… Je profite que les autres s’installent également pour vérifier son matériel : elle avait oublié de connecter le tuyau de son direct-system ! J’aurais été bien embêtée de la laisser plonger sans avoir vu ça, dans le pire des cas elle aurait coulé directement sans pouvoir remonter par elle-même…

J’ai bien géré la mise à l’eau, et nous avons nagé vers l’aiguille en surface. J’ai trouvé que c’était un peu loin pour un niveau 1, il fallait quand même pas mal nager avec un peu de courant, je n’étais pas vraiment rassurée ! Mais on a pu y arriver, et nous avons commencé la descente. Ma plongeuse a oublié de vider sa stab (effectivement, je ne lui avais pas indiqué !), et elle est restée en surface. Je l’attendais moins d’un mètre dessous, j’ai bien vu qu’elle ne descendait pas et je suis remontée voir ce qui se passait. Je lui ai indiqué de dégonfler son gilet pour descendre et nous voilà enfin à 3 mètres. Ouf ! :p Tout allait bien, nous sommes donc allés jusqu’à 10 mètres, où l’exploration autour de l’aiguille a commencé.

Je m’attendais à devoir gérer pas mal de situation, et sans tarder : la plongée n’allait durer que 15 à 20 minutes… je ne l’ai pas lâché d’une semelle, et ai essayé de jouer le jeu en lui montrant des choses intéressantes plutôt que de faire n’importe quoi :p Elle m’a dit par la suite que j’étais peut-être trop présente, ce que je peux carrément comprendre !! :p A un moment, je l’ai vue essayer de descendre plus bas que prévu pour aller voir un truc, mais comme j’étais pas loin, je l’ai tout de suite rattrapée et indiqué de rester à mon niveau. Après ca elle est restée sage, nous avons terminé la plongée correctement, le pallier de 3 mètres était encore sur l’aiguille donc plutôt agréable (même si mon lestage tout juste et ma bouteille presque vide me faisaient quand même pas mal remonter !).

Débrief

Une fois de retour sur le bateau, j’ai fait le débriefing, qui consiste à parler de la plongée, savoir si tout s’est bien passé, à nommer les poissons ou les différentes choses qu’on a pu observer, et à parler du comportement du plongeur, de ce qui va ou pas, et de rappeler les consignes de sécurité. Ma plongeuse niveau 1 était ravie, tout s’est bien passé pour elle 😀 J’ai oublié les consignes de sécurité, mais je me suis rattrapé une fois à terre après avoir rangé le matériel, le jeu était censé être fini depuis un moment mais je suis retournée lui donner les consignes quand même :p

Bilan de l’exercice : je m’en sors pas trop mal, j’ai probablement pris un peu trop de précautions et j’étais un peu trop présente, voilà donc mes axes d’amélioration pour la prochaine fois ! Je suis quand même assez contente, c’était une première pour moi de jouer ce rôle en entier, et malgré le stress j’ai réussi à ne pas oublier trop de trucs et à anticiper les plus gros problèmes ! C’est rassurant, j’ai hâte de faire le prochain exercice de ce type pour voir ce qui me tombera dessus 😀

Sécurité bâteau

Lors de cette 2ème plongée, j’ai été désignée pour vérifier la sécurité du bateau. Je pense que j’ai très mal joué ce rôle là, je n’avais aucune idée de ce que je devais faire ou voir, et même quand on me l’a montré, rien ne m’a paru clair. Si je devais le refaire demain, je ne sais toujours pas quoi faire. Il va falloir que je creuse ce sujet, je suis sûre qu’on en a parlé dans le cours sur la règlementation pourtant…

Bilan du week-end

J’ai A-DO-RÉ ! On m’avait dit : tu verras Prony c’est sympa quand il fait beau mais quand il pleut c’est horrible, en plus y’a de la boue partout… Alors ca c’est vrai, y’avait bien de la boue partout. En plus c’est de la terre rouge qui ne part pas, ni sur les vêtements, ni même sur la peau sans frotter fort avec du savon. Et à Prony, on a pas de savon, pas même de véritable douche (peut-on considérer qu’un sac d’eau perché dans un arbre derrière ma tente c’est une douche? Hmm oui mais non hein :p), il n’y a strictement aucune infrastructure, c’est du camping complet. Bon, ben même dans la boue et sous la pluie, j’adore le camping. Enfin en tous cas quand ca dure qu’un jour ou 2 😉

Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est la richesse de tout ce qu’on peut apprendre durant ce genre de week-end. L’organisation des plongées où on ne fait que des exercices, avec un retour directement après du moniteur, et le faire de façon répétée et rapprochée, c’est idéal pour apprendre, expérimenter, et au final s’améliorer. Avoir plusieurs interlocuteurs expérimentés autour de soi en permanence permet d’avoir leurs différents avis, leur façon d’expliquer, leurs trucs et astuces… tout est réuni pour y trouver son compte.

J’y retournerai donc avec grand plaisir au prochain week-end ! Seul le froid me fait peur avec l’hiver qui commence à arriver…

coucher de soleil sur la baie de prony

Prony en fin de journée

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4 Replies to “Niveau 4 – semaine 6”

  1. Bonjour Amandine,

    Merci pour ce témoignage, cela m’a rappelé des tas de souvenirs : le N4 c’est le plus beau niveau de plongée du monde !

    As tu un compte facebook? je voudrais rester en contact avec toi pour le jour ou je pourrai enfin revenir plonger à Nouméa (j’y fus étant enfant, entre 1976 et 1979).

    Robin

  2. Bonjour,

    Question:

    1ère plongée du samedi: « vidage de masque : correct mais je n’ai pas pensé à souffler par le nez »:
    Comment avez-vous vidé votre masque..???

    Correction à apporter:
    paragraphe DTMR de la 2ème plongée du samedi: « quand il est recommandé d’être aux alentours de 10 mètres par seconde). » remplacer seconde par minute.

    Bon courage pour la suite de votre N4

    Aquatiquement
    JJ

  3. Bonjour Jean-Jacques et merci pour votre message !

    J’ai corrigé pour le seconde/minute, effectivement !!! Merci de l’avoir remarqué ! 😀

    Pour le vidage de masque, c’est lorsque je ne l’ai plus sur le visage qu’on me demande de souffler par le nez, pour le vidage en lui-même j’ai évidemment bien soufflé par le nez pour chasser l’air 😉

  4. Bonjour Robin, merci pour ton commentaire !

    Effectivement, j’en profite à fond de ce N4, je suis ravie qu’il me reste encore plein de choses à faire avant l’examen !! :p

    Il me semble que nous sommes sur le même groupe Facebook déjà, n’hésite pas à me contacter si tu reviens à Nouméa un de ces 4 pour aller plonger ou boire un verre ! 😉

    Amandine

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