Niveau 4 – semaine 2

La semaine dernière s’est achevée avec le week-end d’évaluation pratique pour le début de la préparation du niveau 4 de plongée bouteille. Cette semaine a démarré avec l’évaluation physique sur 800 mètres en palmes-masque-tuba, en piscine !

800 mètres PMT

Après un petit échauffement de 200 mètres en crawl, nous sommes tous partis en même temps pour être chronométrés. Nous sommes 7 stagiaires dont 6 étions présents pour cette évaluation. Connaissant ma tendance à partir trop vite et à m’essouffler rapidement, j’ai laissé partir les 2 plus rapides devant pour être tranquille. Je m’attendais à être un peu à la traîne, et je n’étais surtout pas sûre d’arriver au bout ! Les entraînements précédents m’avaient montré que j’étais très essouflée au bout de 200 mètres à peine, alors j’ai essayé de gérer mon effort pour aller le plus loin possible.

J’ai essayé de penser à palmer correctement aussi, les jambes bien tendues avec des mouvements plutôt amples, même si je me rends compte que dès que j’arrête d’y penser, je me remets à palmer en pliant les genoux et en petits mouvements. Je vérifie donc le plus souvent possible pour m’obliger à palmer de façon efficace. Mon tuba tout simple m’a bien aidé à respirer, je n’ai plus eu de difficultés comme avec l’autre ! Par contre j’ai bu la tasse quelques fois, les retournements à répétitions ne m’aident pas spécialement à rester bien stable dans l’eau.

 

J’ai commencé à bien sentir la fatigue à la moitié environ, 400 mètres, où je n’ai d’ailleurs plus réussi à compter les longueurs et savoir ce qu’il me restait à faire. Au bout de 200 à 300 mètres, j’avais réussi à dépasser le 2ème, et je suivais le 1er à une vingtaine de mètres environ, donc tant qu’il continuait je suivais :p A 650/700 mètres environ, celui que j’avais doublé a fini par me redoubler, j’avais de toutes façons senti que je ralentissais vraiment et que je n’arrivais plus tellement à bien coordonner mes mouvements.

J’ai finalement terminé le 800 mètres en 14 minutes et 21 secondes. Selon le barème de l’examen, cela me ferait une note de 14, voire 15 à 1 seconde près. L’examen est en mer et non en piscine, ce qui me semble un peu plus difficile, mais ca reste un très bon exercice pour savoir ce dont je suis capable.

Les premier et second ont fait 16 et 14 secondes de moins que moi, mais ce sont des hommes qui ont donc droit à une minute de moins que les femmes dans le barème, et auraient donc obtenu un point de moins à l’examen avec ce temps. Je dois dire que je suis quand même super fière, je ne pensais vraiment pas m’en sortir aussi bien ! Ca me rassure énormément sur l’entrainement à faire jusqu’à l’examen, et sur ma capacité à réussir les épreuves finales. L’entraînement régulier devrait me permettre d’être à l’aise avec cette épreuve, mais je ne vais pas avoir besoin de faire d’énormes efforts pour améliorer mes performances.

L’épreuve du manequin

J’étais aussi très contente de voir qu’après ce 800 mètres, je n’étais pas épuisée. J’avais encore envie de nager, et j’ai tenté la 2ème épreuve physique : le manequin. L’épreuve consiste à simuler un sauvetage équipé également de palmes, masque et tuba. Il faut nager 100 mètres en surface, descendre à environ 5 mètres de profondeur pour chercher le manequin, rester minimum 20 secondes en apnée en déplacement. Une récupération de 10 secondes à la surface est autorisée avant de retourner chercher le manequin, le ramener en surface, et le tracter sur 100 mètres jusqu’au point de départ en veillant à garder sa tête hors de l’eau. L’épreuve est chronométrée, et la durée totale ne doit pas excéder 8 minutes sous peine d’élimination de l’examen. 12 points sont attribués en fonction du temps, et 8 pour la tenue et l’efficacité lors du tractage du mannequin.

Le barème pour la notation de l’épreuve du manequin en fonction du temps mis pour réaliser l’épreuve

Bon, on n’avait pas de manequin pour cette séance en piscine, mais l’une des difficultés de cette épreuve se trouve au moment de l’apnée après 100 mètres de nage, où on peut déjà être bien essoufflé. 20 secondes d’apnée en étant essoufflé, c’est mission quasi-impossible ! Il faut donc gérer l’effort avant d’arriver sur le manequin, tout en gardant à l’esprit que le chrono tourne quand même :p

Pour ma première tentative, j’ai tenu 13 secondes, et fait les 100 mètres + l’apnée en 2 minutes et 30 secondes, ce qui m’aurait laissé assez de temps pour tracter le manequin je pense. J’ai refait un 2ème essai, ou j’ai réussi à tenir 18 secondes d’apnée cette fois, et fait les premiers 100 mètres en 2 minutes et 42 secondes. J’ai poursuivi l’exercice en replongeant comme si j’allais chercher le manequin, puis en nageant sur le dos avec les jambes uniquement pendant 100 mètres. J’ai fait un temps total de 5 minutes et 2 secondes.

Le manequin sous l’eau, qui attend désespérément d’être secourru encore et encore. Il pèse 1,5kg de poids apparent.

Dimanche, à la Baie des Citrons avec le manequin, j’ai refait 3 tentatives complètes : les 100 mètres du début, 20 secondes d’apnée pour chercher le manequin à 3 à 5 mètres de profondeur, 10 secondes maximum de récupération en surface, retourner chercher le manequin, le ramener à la surface et le tracter sur une centaine de mètres. Je galère toujours à rester 20 secondes au fond de l’eau, mais pour le reste je suis largement dans les temps : environ 5 minutes et quelques secondes pour faire l’exercice dans son ensemble en conditions réelles, ce qui fait 10 à 11 points sur les 12. Enfin si j’arrive à tenir l’apnée évidemment :p

Je suis en train de galérer à ramener le manequin sans le noyer

Apnée à 10 mètres

Samedi, j’ai pu continuer à m’entraîner à l’épreuve de l’apnée, où il faut descendre à 10 mètres de profondeur, et donc tenir une apnée d’environ 30 à 40 secondes je dirai. La dernière fois, j’avais tout juste réussi à toucher le fond une seule fois, et du bout des doigts. A la Baie des Citrons où il est possible de s’entraîner pour cette épreuve en mer, il faut nager environ 300 mètres jusqu’à la bouée la plus loin, ca fait un petit entraînement en même temps :p

Mes premières tentatives de descente n’ont pas été géniales : je n’ai pas touché le fond la première fois, et vraiment tout juste la 2ème fois, avec une grosse sensation de manque d’air à la remontée, avec le stress de ne pas réussir à tenir jusqu’à la surface. Il est probable que les 300 mètres de nage juste avant ne m’ont pas facilité la tâche, je n’avais pas une respiration assez calme. Au fur et à mesure de mes essais, j’ai commencé à toucher le fond, et à partir du moment où j’ai compris que c’était possible sans trop de difficulté, j’ai réussi à le toucher à chaque fois.

Sur les conseils de mon copain d’apnée (on ne fait jamais d’apnée tout seul !), j’ai essayé de bien m’oxygéner et de ralentir ma respiration en restant quelques dizaines de secondes allongée à la surface de l’eau. La tentative qui a suivi s’est bien mieux passée que les précédentes ! Je me suis sentie bien moins pressée sous l’eau, moins d’impératif d’aller respirer, et j’ai pu rester une ou 2 secondes de plus au fond sans stress ! Même la remontée, qui me parait d’habitude durer mille ans, était agréable ! J’ai donc commencer à comprendre le côté très psychologique de cette discipline. Pour les apnées suivantes, j’ai essayé de garder ce calme qui m’avait bien aidé. Je n’ai pas réussi à refaire d’apnée aussi bien que celle-ci, mais j’arrive malgré tout à tenir beaucoup mieux qu’au début.

Une belle avancée donc je trouve. Je vois l’amélioration, avec l’entraînement ca devrait bien se passer ! 🙂

Je suis globalement assez contente d’avoir réussi à bien m’entraîner cette semaine : 2 séances en piscine (lundi et mardi soir), 2 en mer (samedi et dimanche), plus 2 séances de musculation (jeudi et vendredi soir), je ne suis pas sûre d’avoir déjà fait autant de sport en une semaine en fait… surtout sans être trop fatiguée.

La théorie de la flottabilité

Le mercredi, jour de repos physique, était consacré aux cours théoriques ! Celui de cette semaine portait sur la flottabilité. Plusieurs notions de physique ont été abordées : poids réel et apparent, masse, densité, masse volumique, la poussée d’archimède, les pressions atmosphériques et hydrostatiques… J’avais déjà vu la plupart de ces notions au niveau 2, mais un rappel était le bienvenu ! Je n’ai jamais été très douée en physique, c’était même une de mes pires matières au lycée, et j’en ai gardé une espèce d’angoisse de ne rien y comprendre :p Heureusement, la physique appliquée à la plongée me semble bien plus concrète que dans mes souvenirs d’école et donc bien plus claire dans mon esprit :p

Entre le cours, les vidéos et le « Plongée Plaisir N4 », je pense avoir bien compris les notions et principes. Comme pour le premier cours, je me suis fait un petit quiz pour m’aider à réviser plus tard : Quiz sur la flottabilité niveau 4

Voilà pour cette semaine ! Pas de pratique, mais j’ai prévu de plonger mercredi à 40 mètres pour m’habituer à y être à l’aise. Puis comme j’ai appris la semaine dernière que la législation calédonienne imposait aux plongeurs autonomes d’avoir un miroir de signalisation sur soi en plongée, je suis allée en acheter un que je compte mettre dans la poche de ma stab :p

Miroir de signalisation, dont le reflet peut être aperçu jusqu’à 10 km de distance

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One Reply to “Niveau 4 – semaine 2”

  1. On s’y croirait !! Quand je te lis j’ai l’impresion d’être sur la plage ou au bord de la piscine en train de te regarder faire. Et en plus j’apprends plein de choses c est génial !

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