Plonger à Wallis

Wallis est une petite île qui forme une collectivité d’outre-mer française avec sa voisine Futuna. Elle se situe à environ 3 heures d’avion de Nouméa, et depuis l’apparition du COVID-19, c’est à ce jour la seule destination où l’on peut se rendre depuis la Nouvelle-Calédonie sans avoir à subir une quarantaine. Cela fait déjà un moment que j’avais pour projet d’aller y faire un tour, voir ce qui s’y passe là-bas, ou justement ce qui ne s’y passe pas : la vie a la réputation d’y être tranquille ! Après plusieurs tentatives pour s’y rendre, à chaque fois annulées ou reportées pour diverses raisons, me voilà enfin à Wallis pour une dizaine de jours de vacances ! 😀

L’île et son lagon

Wallis fait environ 10km du nord au sud par 7km d’est en ouest : ca n’est pas très grand ! C’est un ancien volcan, entouré d’une barrière de corail et donc d’un lagon avec des passes. Le lagon est profond de 40 mètres en moyenne, ce qui laisse pas mal de possibilités pour y plonger en cas de forte houle à l’extérieur : C’était le cas lors de mon séjour, nous n’avons pu sortir qu’une seule fois hors du lagon.

Wallis et son lagon

Le club de plongée

Il n’y a qu’un club de plongée à Wallis : Evasion bleue plongée, tenu par Pascal, moniteur et gérant du club. Il propose d’emmener les plongeurs sur plusieurs sites dans et hors du lagon, en fonction des conditions météo. Selon le nombre de plongeurs, il a 2 partenaires pour l’emmener en bateau. Pour les plus petits groupes (2 à 4 plongeurs), une barque pilotée par Malino qui fait aussi sécu surface permet d’atteindre facilement les sites dans le lagon. Il y a également un plus gros bateau avec son excellent pilote Patiti pour nous emmener sur le récif ! La sécu surface dans tous les cas permet d’envisager des dérivantes, c’est assez cool. Les plongées se font en toute convivialité, de 2 à 10 plongeurs max, dans un cadre très famillial où l’échange et le partage sont à chaque fois au rendez-vous.

Le club propose des sorties 1 ou 2 plongées, en matinée. Comme a Nouméa, on fait généralement une heure d’intervalle surface lorsqu’on fait 2 plongées. Les sites ne sont pas très loin, enfin ca dépend desquels évidemment, mais ca reste confortable, je n’ai pas souffert des trajets en bateau alors que ca n’est pas vraiment mon moment préféré des sorties plongée habituellement.

Pascal est passionné par la mer et oeuvre activement pour la protection de sa faune et sa flore. Il intervient régulièrement dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la fragilité du lagon et leur transmettre les comportement à adopter pour protéger le milieu marin. Mais il n’hésite pas non plus à emmener les enfants en mer, à leur apprendre à nager et à découvrir par eux même les merveilles sous-marines, via l’association Les enfants du lagon !

Wallis étant une petite île un peu loin de tout, il est difficile de se procurer tous les équipements et accessoires qu’on voudrait. Pascal dispose cependant de tout le matériel nécessaire (blocs 12L et 15L 230 bars en DIN, détendeurs, stabs, combinaisons et shortys, plombs…), mais il apprécie aussi quand les plongeurs viennent avec leur propre matériel ! J’avais emporté pour ma part ma stab, mon détendeur, mes palmes et mon masque. J’avais laissé ma combi à la maison en me disant qu’il ferait probablement assez chaud pour plonger en lycra, mais j’ai finalement emprunté une combi intégrale 2mm, et je n’ai pas regretté pour me protéger et supporter les 28° de l’eau :p J’aurais su avant j’aurais emporté ma combi, et surtout j’aurais emmené de vieilles combi qui trainent chez moi pour les lui donner et permettre aux enfants wallisiens de découvrir leur lagon en étant bien protégés ! N’hésitez pas à le faire si vous allez plonger chez Pascal, il sera ravi.

Un des ilots du sud et la barrière de corail qui délimite le lagon

A quoi s’attendre sous l’eau

On entend souvent qu’il n’y a pas de poissons à Wallis, que tout a été surpêché et qu’il n’y a plus rien. Alors c’est vrai qu’on en voit moins qu’à Nouméa, et que les requins se font très rares, mais ca ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a rien à voir ! Déjà, des poissons, il y en a et d’un peu toutes sortes. Mais le plus impressionnant reste la faune fixée : les coraux mous, les gorgones, les éponges de toutes les couleurs, les ascidies simples et coloniales… les tombants en sont remplis ! Cela donne de magnifiques paysages sous-marins, où on peut aussi croiser des nudibranches, des langoustes, des bénitiers, des algues aussi bien sûr, des étoiles de mer et des hotothuries, et aussi des tortues !

Il n’y a donc aucune raison de s’en priver, l’eau est chaude, la visibilité est correcte la plupart du temps, et surtout Pascal se fera un plaisir de vous parler de cette faune qu’il aime tant ! En surface avant de plonger pour expliquer la particularité de telle ou telle espèce de corail qu’on va pouvoir voir, avec sa tablette sous l’eau pour donner le nom exact et être sûrs de ne rien rater, et au retour avec les livres de bio sous-marine pour retrouver les espèces qu’on aura croisées ! J’ai appris plein de choses grâce à Pascal, et découvert de nouvelles espèces !

Je me suis procuré le livre « La vie sous-marine de Wallis et Futuna » écrit par Pauline BOSSERELLE qui recense les espèces qu’on y trouve, une vrai mine d’or. Les espèces sont sensiblement les mêmes que celles qu’on trouve en Nouvelle-Calédonie, mais je ne doute pas d’y découvrir de nouvelles choses très intéressantes à sa lecture détaillée :p

Ces échanges qui permettent de partager la connaissance de ce monde sous-marin qu’on aime tant font partie pour moi de ce qui fait une super plongée. Je ne regrette absolument pas d’être venue plonger à Wallis malgré les conditions météo plutôt défavorables (pire semaine de l’année selon les locaux, il a plu non stop pendant près de 5 jours à notre arrivée…). J’ai déjà hâte d’y retourner en réalité !

Mes plongées à Wallis

Des paysages riches en couleurs !

 

Quelques infos pratiques

Le club est situé dans le sud de l’île à Halalo, il n’est pas dans la ville principale de Mata-Utu. Le gite Lausikula qui se situe à 5 minutes de voiture du club propose des réductions pour les plongeurs. N’hésitez pas à contacter Manuel Avilez pour y séjourner ! J’y ai adoré l’accueil et les échanges avec nos hôtes et les autres voyageurs, les chambres et la salle commune correspondaient parfaitement à mes attentes, je n’aurais pas pu espérer mieux. Demandez à jouer le pick-up si vous le pouvez, c’est un vrai plus pour aller se promener.

Le RDV est généralement vers 8H, et nous étions de retour au gite entre midi et 14H selon les sorties. Possibilité de plonger tous les jours sauf le lundi, à voir avec Pascal ! Malgré un accès internet peu développé sur l’île, Pascal est très réactif si vous souhaitez le contacter par mail.

La monnaie a Wallis est le franc pacifique, comme en Nouvelle-Calédonie. Selon les endroits, chèque et CB peuvent être acceptés, mais le plus simple reste d’avoir des espèces. Il y a (au moins) 2 distributeurs sur l’île, pas besoin de tout prévoir en liquide en partant cependant.

Il y a 1h de décalage horaire entre Nouméa et Wallis. Même si le vol peut être direct, il faut un passeport pour s’y rendre car il peut aussi y avoir une escale à Fiji. On reste dans l’avion pendant l’escale, mais en cas de souci et sans passeport, on peut être coincé ! Je dis ca parce que je pensais que la carte d’identité suffisait, j’avais juste pris mon passeport au cas où… en plus il ne lui reste qu’un mois de validité, je pense que tous les agents ont du me le dire à l’aller comme au retour… ^^

Les belles couleurs de Wallis… quand il y a du soleil ! 😉

 

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