Plongées de formation nitrox confirmé au récif Tabou

L’année commence (évidemment) avec de la plongée, et une nouvelle formation ! Je suis qualifiée plongeuse nitrox depuis plus de 2 ans, j’avais suivi la formation nitrox alors que j’étais encore niveau 1, et j’avais eu l’occasion de faire plusieurs plongées nitrox depuis. Quand s’est présentée l’occasion de suivre la formation nitrox confirmé, j’ai donc sauté sur l’occasion ! C’est pas vraiment que j’en ai besoin, mais c’est toujours intéressant, et j’ai tous les prérequis pour y participer 😉

Le nitrox c’est un gaz respirable enrichi en oxygène qu’on peut utiliser en plongée. On ne sent pas du tout la différence lorsqu’on le respire, mais le pourcentage d’oxygène différent de l’air a des conséquences physiologiques qu’il faut connaître et prendre en compte. Les principaux avantages, c’est que les paliers sont moins importants qu’avec de l’air, et qu’on est moins fatigué en respirant du nitrox que de l’air lors d’une plongée. Par contre, contrairement à ce qu’on croit souvent, on ne peut pas aller plus profond avec du nitrox, c’est même le contraire ! On calcule une profondeur maximale en fonction du taux d’oxygène dans le mélange, et c’est toujours moins que les 60 mètres de profondeur maximale pour la plongée à l’air : les nitrox les plus courants ont des profondeurs plancher compris généralement entre 30 et 40 mètres.

Sympathique nason indiquant la profondeur plancher avec son nez.

La formation a commencé avec une soirée de théorie, où les différents thèmes propres au nitrox ont été abordés :

  • d’abord des rappels sur le nitrox en lui-même : il faut bien connaître les avantages et les contraintes associés (respect de la profondeur plancher, procédures de désaturation…)
  • le matériel utilisé pour le nitrox : spécificités, points d’attention, comment bien l’utiliser et l’entretenir
  • les problèmes qui peuvent survenir avec le nitrox : l’hyperoxie, l’effet Paul Bert, l’effet Lorrain Smith, les différentes façons de calculer la toxicité de l’oxygène et donc de rester en sécurité lorsqu’on utilise du nitrox
  • la désaturation lorsqu’on utilise le nitrox que ce soit en mélange unique ou en mélange de décompression, l’utilisation des tables, et surtout la configuration de son ordinateur de plongée
  • la fabrication du nitrox : comment fait-on, quelles techniques…

Bref, un tour d’horizon complet sur ce que signifie utiliser du nitrox et de l’oxygène pur en plongée ! J’avais anticipé ce cours en lisant un petit livret sur le nitrox, et la plupart des notions abordées se recoupent avec ce que j’ai appris au niveau 4, alors rien de tout ça ne m’a paru nouveau ou difficile à comprendre.

Une fois la théorie terminée, place à la plongée ! C’est une sortie sur le récif mais comme il y avait un peu de vent, nous sommes allés sur le seul site un peu protégé, le récif Tabou et ses 2 épaves : La Dieppoise en première plongée et le Toho 5 en 2ème.

Sortie imminente : tout le monde prépare son matériel

Pour cette formation, on plonge avec une bouteille d’air dans le dos, et une bouteille supplémentaire qu’on appelle « pony » avec du nitrox qu’on utilisera pour la désaturation, ou à la remontée à partir d’un seuil qu’on aura calculé en fonction du mélange dans la bouteille. Le truc c’est que fixer une 2ème bouteille c’est pas si évident ! Il faut donc tester les différentes possibilités, voir les anneaux et les attaches possibles sur le gilet. Et puis réfléchir à comment se mettre à l’eau avec, la bascule arrière est possible mais peut vite être douloureuse si la bouteille tape dans les dents ! Le plus simple est de s’équiper dans l’eau, mais alors il faut bien repérer les attaches car le masque et l’équipement empêchent souvent d’avoir autant de latitude dans les mouvements que ce qu’on voudrait…

Et justement, une fois sous l’eau, on va aussi s’entraîner à détacher la bouteille et à la remettre, à s’échanger les pony… ça permet d’être un peu plus à l’aise avec tout ça ! C’est aussi un exercice intéressant au niveau du lestage : en effet, la bouteille pèse lourd, et on pourrait facilement enlever 2 kg de plombs quand on part avec un pony. Mais si on l’enlève pour quelque raison que ce soit sous l’eau, alors est-on toujours en mesure de s’équilibrer en étant sous-lesté ? Le moniteur nous a conseillé de garder le lestage habituel, mais du coup, on est surlesté en permanence… c’est à prendre en compte !

La plongée en elle-même hors exercices n’est pas différente d’une plongée normale, alors j’avais pris mon appareil photo :p Ça m’a permis aussi de tester si je peux tout prendre ou si c’est vraiment compliqué : le pony, l’appareil photo, le phare… verdict : ça se fait, mais c’est quand même de l’organisation, même sous l’eau j’étais un peu gênée, les dragonnes de mon phare en particulier se prenaient régulièrement dans la robinetterie du pony.

J’ai quand même pu prendre quelques photos, rien d’extraordinaire cependant car étant en majorité avec des plongeurs non photographes, ça allait bien trop vite pour moi… mais j’ai pris le parti d’éviter de perdre de vue ma palanquée trop longtemps… :p J’ai quand même eu quelques crevettes et crabes sympas 🙂

Une petite crevette sur un corail fouet !

Lors de la remontée, on décide à un moment de changer le gaz : on prend le détendeur du pony et on change le gaz respiré sur l’ordinateur pour qu’il prenne en compte la désaturation. Le mien fait ça très simplement, je suis ravie ! 🙂 Tout s’est bien passé à la première plongée, mais à la 2ème j’ai oublié d’ouvrir le pony avant de respirer dessus 😀 Eh oui car on plonge avec le pony sous pression pour éviter que de l’eau n’entre dans le détendeur et les tuyaux, mais on referme la bouteille pour ne pas perdre de gaz inutilement ! Ça m’a fait bizarre de respirer sur un détendeur qui ne me donnait rien à respirer, mais j’ai vite compris, je suis repassée sur mon détendeur air, j’ai pris le temps d’ouvrir tranquillement le pony, et je suis repassée sur le détendeur du pony qui m’a enfin permis de respirer du nitrox :p Je pense que je m’en souviendrai…

Une fois la plongée terminée avec désaturation au nitrox, on remonte en surface et il faut simplement veiller à se déséquiper sans perdre le pony ! Les plongées de confirmation permettent de s’entraîner à tout ça sans trop de stress, j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Il me reste une 2ème sortie à faire pour valider la qualification nitrox confirmé, c’est prévu pour bientôt !

Un petit crabe arlequin trouvé sous une holothurie

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Plongée le 5 janvier 2020 sur la Dieppoise et le Toho 5 et le récif Tabou

Espèces rencontrées :


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